L’UE encadre les agences de notation

La commission européenne a décidé de sévir contre les responsables de cette crise, les agences de notation. Parce que ces trois larrons commencent à nous les casser en révélant à tout le monde notre incompétence. Il est temps que cela cesse…

Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch peuvent trembler. L’UE sort les armes et veut en finir avec cette oligarchie du conseil. La commission doit annoncer aujourd’hui les principales mesures visant à limiter leur influence. On en connait déjà certaines :

  • La suspension temporaire des notes lorsqu’un Etat bénéficie d’aides de la part de ses partenaires. La note sera ainsi gelée pendant le plan de sauvetage du pays en question.
  • Un délai de 24h avant la dégradation effective afin de pouvoir contester les données utilisées lors de l’étude. L’annonce ne pourra également se faire qu’après fermeture des marchés européens.
  • Favoriser la concurrence entre agences de notation.

Cette décision reflète bien l’état d’esprit des dirigeants européens. Nous allons tuer le messager plutôt que d’aller voir le responsable directement. Le problème ici, c’est que les responsables, ce sont les chefs d’Etats eux-mêmes. Alors, c’est sûr, c’est plus simple d’accuser les autres et de leur faire endosser la responsabilité de nos erreurs de gestion.

Soyons un peu lucides. Ce ne sont pas les agences de notation qui ont souscrit à des produits financiers toxiques, ce ne sont pas elles qui ont mené pendant des décennies des politiques budgétaires farfelues et ce ne sont pas elles non plus qui ont aggravé nos déficits. On peut critiquer leurs décisions et leur influence trop importante mais pas leur imputer la responsabilité de cette crise.

Les notes ne sont que des instruments d’évaluation parmi tant d’autres. D’ailleurs, quand on regarde bien, les marchés se passent bien de leur avis quand ils jugent qu’un Etat est en difficulté. Il suffit de comparer les taux d’emprunt de la France et de l’Allemagne pour s’en rendre compte. Nous sommes tout deux notés AAA et pourtant, nous devons emprunter à un taux qui est plus du double de nos voisins allemands.

Cessons de chercher des boucs émissaires et faisons preuve d’un peu d’introspective en réfléchissant sur nos politiques financières…

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