Le Choix ?

OK, je n’aime pas la droite, et je ne suis pas fan de la gauche. Alors où va mon vote ? Qu’est ce que je fais ?

On me le demande assez souvent, je vais donc essayer d’expliquer ma vision des choses.

Je pense que nous sommes dans un système qui nous entretient dans une illusion du choix, car au bout du compte nous ne l’avons pas ce choix.

C’est à ça que servent nos politiques depuis 50 ans, à nous faire croire que nous avons le choix, à nous bercer de douces illusions.

En 1981, les gens sont persuadés que tout va changer, la désillusion sera brutale.

En 2007, j’ai observé beaucoup d’espoir chez les gens avec l’élection de notre Nicolas, on voit le résultat.

C’est toujours la même attente qui se crée, et au final c’est toujours pareil.

Il n’ya pas si longtemps j’ai été frappé d’une chose, à propos d’un débat « mythique » VGE VS Mitterrand. Nous somme en 1981, c’est l’entre-deux tours.

Les thèmes abordés sont tout simplement transposables à l’identique à ce que l’on entend aujourd’hui. C’était il y a 20 ans…

Ça continue aujourd’hui, la différence c’est que nos orateurs de maintenant ont moins de prestance que ceux de la génération précédente.

Et c’est pareil de tous les cotés, pas d’inquiétude à ce niveau là (3ème minute)…

Nos choix se sont limités à deux partis, les décisions les plus importantes sont prises par des gens issus des mêmes milieux, des mêmes universités, des mêmes clubs.

Politique et intérêt général ne sont plus conciliables, l’époque des grands fonctionnaires au service de la nation est révolu depuis au moins 50 ans. Les gens de la trempe d’un Pierre Laroque ne sont plus qu’un souvenir.

Il y a certainement une faillite de la république. Le système faisait que le bon élève repéré par l’instituteur était envoyé vers  la réussite (souvenez-vous de Pagnol), devenait fonctionnaire, puis par le biais des vases communicants, faisait ensuite en sorte que son enfant passe un cran au dessus… en sortant de Polytech et finissant haut-fonctionnaire. Le modèle social de la réussite était clair, et il passait par l’école de la République.

Aujourd’hui on payera une école de Co’, et le réseau fera le reste.

Tout cela est symptomatique de notre époque, un temps où les jeunes générations sont persuadées qu’elles vivront moins bien que celles de leurs parents.

L’intérêt général a disparu, remplacé par l’individualisme, d’un politique pris la main dans le sac combien de fois n’a-ton pas entendu : « A sa place je ferai la même chose »

Alors tous corrompus ? De toute manière je pense que cela importe peu, tellement aujourd’hui la politique est passée au second plan.

La nation n’est plus maîtresse de son destin. Vous et moi avons des propriétaires, et ce sont eux qui possèdent le pays.

Une conspiration pour exister n’a pas besoin d’être formelle, oublions « l’homme à la cigarette », et les « secrets de la zone 51 », on vit sous une politique d’intérêts, et ceux-ci ne sont pas les nôtres.

A partir du moment où les intérêts des puissants convergent, il y a conspiration, ils n’ont pas besoin de s’appeler, de se rencontrer, ils savent ce qui est bon pour eux, et ils le prennent. (Cf Georges Carlin)

Les politiques s’inscrivent dans cette tendance, ils suivent les intérêts supérieurs de ce club très spécial.

Une loi comme Hadopi  ne favorise pas le citoyen, l’intérêt général est bafoué, les ayants droits ne sont pas capables de s’adapter au marché ? Pas grave on va leur faire une loi, oublions les doctrines du libéralisme, et protégeons les intérêts supérieurs des Majors.

Un texte a été présenté devant le parlement, il a pour but de mettre en place un droit aux semences de ferme afin de rémunérer par des royalties les titulaires de certificat d’obtention végétales. Espérons que les agriculteurs ne se laissent pas faire, ils voient dans cet acte une volonté de mise sous tutelle par l’industrie des semences.

Mettons en place une politique fiscale avantageuse pour nos amis marchands d’armes, Pétroliers, Géants du fast food. Plaçons nos femmes de Ministre dans les sociétés de gestion des plus gros patrimoines de France, soyons avocats d’affaires et au conseil d’Orange, Ministre de la culture et écrivain/documentaliste (rémunéré par le système de propriété intellectuelle) oublions les conflits d’intérêts ! Parlons de convergence…

Des milliards sont dépensés par les lobbies, et le schéma est partout le même dans nos démocraties occidentales. Nous sommes dominés par ces corporations, qui souvent détiennent les médias, médias qui permettent de nous entretenir dans cette illusion du choix.

Tout cela se confirme d’une manière simple. Nos fameuses classes sociales :

–          Les classes sociales supérieures ne travaillent pas/peu, et ne payent pas/peu d’impôts.

–          La classes moyenne travaille beaucoup, et paye beaucoup d’impôts.

–          Les classes pauvres sont là pour faire peur aux classes moyennes.

On est tellement concentré à regarder en bas, attention les méchants fraudeurs sociaux vous piquent vos cotisations (2milliards selon les estimations), attention si vous ne travaillez pas vous finirez comme ça, etc., que l’on en oublie de regarder en haut, la Regul d’impôt de Bettancourt, les fraudes patronales (15 milliards estimés) etc.

Cette cohésion par la peur de l’autre, la mise en avant des différences, de ce qui nous sépare plutôt de ce qui nous rapproche,  nous maintient captif de ce système.

De vous et moi, il importe peu. En fait de nos hommes politiques il importe peu. Nous avons les hommes politiques que nous méritons, ils ne sont pas là par hasard, ils sont les produits de notre système, avec une société égoïste et ignorante, nous récoltons des hommes politiques égoïstes et ignorants.

L’homme grand à la vision large, avec à cœur l’intérêt de la France, n’existe pas, nous vivons sous le poids des intérêts commerciaux, et ceux-ci sont très lourds.

Comment changer ? Que faire ?

Je n’ai pas spécialement de solution, l’âge des révolutions est passé, et il a échoué. L’homme a trahi l’homme, encore une fois, pour une question d’intérêts.

J’ai une constatation à faire, et surtout une espérance…

C’est celle du réseau, du partage de l’information. Les intérêts commerciaux pèsent car ils sont privés, une rétention d’information a lieu créant une captation de la population.

Voici comment se partage l’information :

Dans la première hypothèse un groupe privé la détient, il prendra ses décisions afin de se favoriser par rapport à ces fameuses informations.

Le réseau, lui, annule la rétention et permet une communication et une transparence dans la prise de décisions.

Que faire de tout cela ? Et bien c’est à nous de le décider, à chacun d’entre nous.

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One Response to Le Choix ?

  1. Anonymous says:

    Très bon article explicatif d’une vision que je pense beaucoup partagent.
    Il nous reste le réseau, oui. Il devient urgent de le défendre.
    Car à continuer ainsi, ils finiront vraiment par nous mettre en colère.

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