Châteaux l’Angelus 1982, la référence

Pour entamer la partie « Dégustation » de Saveur Libre, je vous propose de commencer par une bouteille qui est devenue pour moi une référence, le Château l’Angelus. Oui nous commençons fort. Les années 1980 ont été très généreuses avec le bordelais, et nous ont offert des vins d’une qualité exceptionnelle, et ce « petit » ange ne fait pas exception. 1982 en est une des meilleures, avec 1985 et 1989. Pour ceux qui l’ignorent il s’agit d’un Saint Emilion Grand Cru Classé. Même si les appellations ont clairement perdu de leur intérêt avec les années, certains Saint Emilion Grand Cru Classé n’arrivant même pas à la cheville d’un Saint Emilion « tout court », les « Classé » assurent malgré tout d’un vin de qualité. Le château utilise des cépages classiques dans le bordelais, le Cabernet Franc et le Merlot. Mais voyons le résultat une fois dans le verre.

Dès l’ouverture de la bouteille (ou du « flacon », pour les plus snobs), on constate qu’elle n’est pas un enfant de coeur. Ouverte délicatement à l’aide d’un couteau de sommelier, le bouchon vient sans difficulté. Je fais d’ailleurs une parenthèse concernant les tire-bouchons de type screwpull, ils sont à proscrire pour ce genre de bouteille, au risque de mettre le bouchon en morceau, il mérite mieux que cela tout de même. Sur un rosé pour le barbecue c’est très bien, mais sur une bouteille de cette qualité et surtout âgée de 30 ans, il faut l’ouvrir avec un certain doigté. Bref revenons en à notre belle.

La robe est intense, extrêment sombre, d’une grande profondeur, et la teinte pourpre. Même à l’aveugle il aurait été facile de déceler son âge avancé. Un bel éclat se dégage du verre, et une grande clarté. L’oeil donne clairement envie d’en savoir plus. Le nez est très complexe, beaucoup de saveurs se dégagent, mais le tout est très structuré. On distingue clairement  des notes de fruits rouges, cassis notamment. Très expressif, il n’en est pas pour autant gênant. On est ici sur un nez très développé. Avec la bouche c’est l’apothéose, la douceur est suave et le corps musclé. Les tanins sont subtils, nous exposant clairement qu’il était temps de l’ouvrir. Le final est quant à lui persistant, et la longueur solide.

Inutile donc d’en rajouter, ce Château L’Angelus 1982 est clairement devenu pour moi « LA » référence. C’était mon premier millésime du Château, cela ne sera clairement pas le dernier. Il n’échappe malheureusement pas aux règles actuelles du marché, et son prix atteint les 150-170 euros pour les derniers millésimes. Ce 1982 est trouvable en règle générale aux environs de 100 euros.

Publicités

One Response to Châteaux l’Angelus 1982, la référence

  1. vente de vin says:

    Thème qui me tient singulièrement à coeur de part mon instruction. Le côté graphique me plait également. Bravo pour votre blog et très bonne continuation. Véronique.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :