Grèce : l’austérité au service de l’Euro

EDIT du 15/02/2011 : Le plan d’austérité décrit ci-dessous ne suffit pas aux yeux de l’Eurogroupe. Son président, Jean-Claude Junker, vient de repousser une réunion visant à débloquer 230 milliards d’aides supplémentaires. Mais les sacrifices du peuple grecs ne sont pas encore assez importants. Plus de sang, Plus de souffrances, Plus de pauvreté, Plus de désespoir, et peut-être qu’on vous ouvrira une nouvelle ligne de crédit (qu’il faudra bien sûr nous rembourser au plus vite, avec les intérêts… faut pas rigoler non plus!). Et vous trouvez ça normal?

Il était une fois un Pays européen bordant la méditerranée où pendant longtemps, il faisait bon-vivre. Mais un jour, tout le monde s’est aperçu que ce pays, qui faisait rêver de nombreux touristes, avait menti sur sa santé. Il avait caché un cancer en phase terminale. A partir de là, les choses se sont gâtées. Les membres de la famille se sont inquiétés et ont appelé les médecins pour essayer de soigner cette grave maladie. Un premier traitement de choc a été mis en place, sans considération des effets secondaires. Cela n’étant pas suffisant, et la famille s’inquiétant toujours, de nouvelles thérapies ont été appliquées, renforçant encore les effets indésirables. Aujourd’hui, ce pays n’est toujours pas guéri, sa santé s’est aggravée et tous ses organes souffrent des effets indésirables dus aux nombreux traitements ingurgités par la force.

Pour ceux qui n’auraient pas compris, il s’agit bien de la Grèce. Le parlement hellénique a voté un énième plan de rigueur afin de tenir les engagements imposés par l’Europe dans le cadre des plans de financement successifs. Ainsi, le salaire minimum est abaissé de 22% (600€ bruts), les salaires sont gelés jusqu’en 2015, les retraites sont diminuées de 15%, 15 000 postes seront supprimés dans l’année dans la fonction publique et 150 000 d’ici 2015…

Et ce ne sont que quelques mesures du plan voté. On comprend donc pourquoi le peuple grec est sorti dans les rues pour s’exprimer et crier haut et fort son ras-le-bol. Pendant la nuit, de nombreux incidents ont eu lieu. Certains évoquant le terme « guérilla ».

Ce nouveau plan d’austérité vient alourdir encore le quotidien des citoyens grecs. La situation devient plus que préoccupante. Ils subissent le diktat européen et notamment allemand. Tout cela pour quoi ? Pour gagner du temps.

Ces plans successifs n’ont pas pour but d’apporter une solution au marasme économique grec. Ils ont juste vocation à contenter les autres membres de l’UE et leur montrer que leur prêt pourra être remboursé. On ne peut concevoir que de telles mesures puissent relancer la machine grecque. Non, au contraire, nous sommes en train de tirer tout ce que nous pouvons encore de ce pays avant qu’il ne soit officiellement en faillite. Car c’est maintenant une fatalité. La Grèce est vouée à être en faillite. Elle ne pourra jamais se redresser.

Nous gagnons donc du temps. Nous punissons l’enfant terrible en lui donnant de bonnes grosses fessées, cul nu. Mais pendant ce temps, de notre côté, nous commettons les mêmes méfaits. Alors, on détourne l’attention. On essaye d’avoir un peu plus de pognon en attendant que les regards se portent vraiment sur l’Italie, l’Espagne ou la France. Car là, ce ne sera plus la même histoire.

Ce conte n’est pas un conte de fées. Non, nous n’allons pas tous finir heureux avec de nombreux enfants. Il va falloir vous y faire…

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