Sur les traces des hippies

Utopiste
Humaniste, idéaliste,
Platonicien, philosophe, romantique,
Rêveur, penseur, irréaliste, fanatique, visionnaire,
Complètement perché, barré ou encore, pas tout seul dans sa tête ! et des fois, scientifique, naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. N’aurions nous pas tous au moins un de ces qualificatifs ?!

« L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé. » nous citait, Théodore Monod

L’utopie est une représentation d’une réalité idéale et sans défaut. Le mot “utopie” vient du grec « en aucun lieu » et c’est cela que j’ai envie de développer aujourd’hui, même si les nombreux descriptifs ci-dessus ont à eux seuls assez d’impact pour nous filer une bonne crise de réflexionnite aiguë, seul(e) ou entre ami(e)s ! attention aux remue-méninges ! Que cherchaient nos hippies ? un lieu, une vie, un idéal …

Reposons tout çà dans le contexte, il y a quelques jours, mon fils (11ans) m’a fait écouté une chanson d’Orelsan, rien qui ne me plaise, mais bon, les paroles ne m’ont pas laissé indifférente, tout du moins le premier refrain… le voici :

T’as besoin d’une voiture pour aller travailler,
Tu travailles pour rembourser la voiture que tu viens d’acheter.
Tu vois c’genre de cercle vicieux,
Le genre de truc qui donne envie d’tout faire sauf devenir vieux.

Pour les maso, la suite ici.  Ce qu’on retrouve ici sonne comme le reflet d’une réalité, d’un quotidien, des semaines qui viennent de passer ou encore d’énormes incertitudes du lendemain. Reflet de générations : la nôtre, celle qui nous suit, peut être celle qui nous précède, pas sûr, où sont passés nos hippies !

Où sont passés ceux qui un jour ont cherché à se casser ailleurs, là bas où tout est meilleur, loin des galères et des misères.  C’est forte de cette première anecdote, de discussions, et même d’une émission en particulier, que j’ai décidé de mener ces quelques recherches…

Commençons par nos grands frères hippies, qui ont à travers le monde tenté de trouver un havre de paix où mettre en place des communautés merveilleuses, cherchant à tout prix à se couper du système, de cette réalité où autant que fumer nuit à la santé, vivre et se construire une vie est un combat…

C’est sur la chaine Thalassa qu’a été diffusé l’émission : Canada, les squatters du pacific Rim.
Résumé : A l’ouest de l’Amérique, sur l’île de Vancouver, existe une plage qui, au fil des ans, est devenue le « Woodstock » des jeunes Canadiens et Américains. Mais en 1971, le gouvernement canadien transforme ce lieu de rassemblement mythique en parc national : le Pacific Rim. Désormais, seul un ancien hippie y est encore officieusement toléré… Je tiens à remercier la TV et cette émission d’utiliser, et de médiatiser sous une fausse appellation, ces personnes, ce couple certainement plus en règle que d’autres au regard de l’administration. Pas besoin de lien wikipedia, pour chercher à définir ce mot barbare : Squatter.

Ensuite, je me suis penchée sur ces fameuses communautés, ces personnes ayant décidé de tout quitter et de se construire une nouvelle vie et ville, un nouveau fonctionnement, un “système” où hommes et femmes de tous pays sont capables de vivre en paix et en harmonie.

Longitude 79 ° E 48 ‘38.18 « , latitude 12 ° N 0’ 25.20 », Auroville est une ville située en Inde, prêt de l’illustre Pondicheri (PuduCherry)

Cette ville expérimentale créée en 1968, par une Française Mirra Alfassa (Mirra Richard), aussi connue sous le nom de Douce Mère ou La Mère, devait rassembler 50000 personnes. Soutenue par l’Unesco, Auroville est en somme une ville universelle qui regroupe aujourd’hui plus de 2000 résidents dont les 2/3 de 33 nationalités différentes. Douce Mère était également la compagne de Sri Aurobindo, et ont ensemble créé  Sri Aurobido Ashram, où il est question de redistribution de l’argent des dons sur les pauvres en incluant quelques dispensaires. On les appellerait aujourd’hui les Robin des bois humanistes.

Aujourd’hui, il reste très peu de communautés hippies à proprement parler mais dans certains lieux flotte encore un parfum de peace and love tout droit sorti des années 70 ! On les trouve en Espagne, Canada, Australie, Inde… outre un goût prononcé pour les cultures et consommations d’ hallucinogène, c’est autour de la communauté de biens, l’auto-éducation, l’écologie, le bio qu’on trouve ces rescapés ou nos nouveaux hippies.

De part le monde, nous retrouvons encore et toujours cette volonté de paix et d’humanité, de pouvoir vivre ensemble en harmonie, sans bataille de richesse ou de pouvoir, il suffit de quelques mots dans un moteur de recherche pour s’en rendre compte.

Les néo-hippies nous ont ouvert une voie, celle des communautés que l’on partage ou auxquelles on s’engage au travers internet. Avaaz (mouvement mondial en ligne) nous dresse au quotidien une liste non exhaustive  des crises à dénoncer, des actions à mener. Et cela fonctionne tellement que ça dérange ! Avaaz a subit très récemment de nombreuses attaques visant la destruction de leur site internet.

Les hactivistes anonymous, mélant technologie et politique font également évoluer à leur manière un grand nombre d’inégalités sur nos libertés, au nom de la communauté mondiale des internautes, NOUS.

Nous ne sommes ni les premiers, et ne serons pas les derniers à rêver d’Utopie…  Allons y ensemble en musique avec Apparat, et The Soft Voices Die. Apparat nous entraine avec ses mélodies sombres et poétiques à la fois, résolument romantiques.

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