Qui veut faire un slow ?

Récemment, je suis tombé sur un article décrivant une nouvelle tendance: le slow movement. Malgré la source (un énième magasine féminin), je n’ai pas pu m’empêcher de le lire entièrement. Je mettais enfin un mot sur mon état d’esprit actuel. Je ne suis pas seul finalement…

Le slow movement regroupe une multitude de tendances qui mettent en valeur l’appréciation de l’instant présent. La base du mouvement vient du slow food (en opposition au fast food). L’idée vient d’Italie en 1986 et devient vite une ONG reconnue par la FAO (Food And Agriculture Organization). Le principe est simple : favoriser la cuisine régionale, les cultures saisonnières, la biodiversité, le goût des aliments, etc… En gros, prendre le temps de bien manger mais surtout avoir du plaisir en mangeant. Il est vrai que les fast-food mais aussi tous les aliments fabriqués par l’industrie alimentaire ravagent notre culture gastronomique. Nous ne prenons plus le temps d’apprécier un bon repas. Bien souvent, le midi les salariés ont peu de temps pour manger et la rapidité est donc le maître-mot. C’est donc le sandwich, le burger, le plat surgelé qui devient la star de nos assiettes. Personnellement, je ne suis vraiment heureux le midi que dans un bon resto en bonne compagnie. J’aime savourer ce que je mange. J’aime aussi découvrir de nouvelles choses. A la maison, il nous arrive de cuisiner des aliments « oubliés » par l’agriculture standardisée, comme le panais par exemple.

Dans le slow movement, on retrouve également le concept de slow city. Là encore, ça nous vient d’Italie en 1999. Les habitants d’une ville italienne refusant l’installation d’un Mc Donald’s vont inventer un nouveau concept, se basant entre autres sur le slow food. Conscience du temps, des autres, de soi-même. La qualité de vie est au centre des préoccupations. L’idée s’est vite exportée en Europe et les villes se sont regroupées autour d’une charte et d’un label : Cittaslow. Dans cette charte, on compte 70 recommandations que je vous laisserai consulter. En France, certaines villes ont adhéré à ce concept, comme Segonzac. Je trouve cela très intéressant et porteur d’avenir. On nous parle d’écologie, de responsabilités sociales. Là, on est en plein dans le sujet et c’est du concret. Ce sont des villes où il fait bon vivre et où l’on prend surtout le temps de vivre.

Sachez qu’il existe également d’autres mouvements comme le slow travel, le slow music et le slow sex. Pour ce dernier, je pense que c’est assez explicite, les précoces ne sont pas les bienvenus…

Ce qui m’intéresse également dans cette nouvelle tendance, c’est le Funemployment. Et encore une fois, je me retrouve tout à fait dans l’idée. Cette fois, ce sont les USA qui ont lancé ce concept. Ici, on cherche à prendre le chômage avec le sourire, de profiter de cette période pour réaliser ce que l’on a toujours voulu faire et prendre le temps de réfléchir à notre avenir. Mieux encore, les pauses professionnelles sont encouragées. Les personnes qui ne se reconnaissent plus dans leur job, qui travaillent dans un milieu à l’éthique douteuse, osent quitter leur entreprise pour se ressourcer et prendre le temps de savoir ce qu’elles veulent réellement faire. Alors bien sûr, tout le monde ne peut pas se permettre d’être au chômage. D’ailleurs la population adepte du funemployment est issue de la génération Y et des classes moyennes voire aisées. Mais l’idée est très bonne. Nous ne devons plus vivre pour travailler mais travailler pour vivre. En gros, nous devons sauter le pas et travailler non pas par besoin mais par envie. C’est dur, je sais. Et ce n’est pas forcément donné à tout le monde, je sais aussi, arrêtez de troller. Prendre un congé parental, finir à 18 heures, prendre des vraies pauses repas, autant de choses difficiles à réaliser dans cette société où performance et rapidité sont maître-mot. Mais je pense que c’est un point crucial qui permet de profiter sereinement de la vie et de l’instant présent.

Osez ralentir. Soufflez un bon coup et réfléchissez à ce que vous voulez vraiment. Et pour les plus speed, il vous reste toujours le slow sex…

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