Appetite for Destruction

Imaginez vous, Kurt Cobain, ou Jim Morrison entrant sur scène, ovation de la foule …  “fuck all, je vous ai manqué” … On m’y croirait reprenant le clavier après un moment d’absence “Merci lecteur, sans vous je ne suis rien !”

C’est en regoutant à un brin de musicalité rock’n’roll que je me suis rappelée le charisme de ces stars du rock, un brun assombri par une réalité trop pesante ou difficilement assimilable, débouchant trop souvent sur un comportement addictif, voir bien tristement plus radical !

D’ailleurs je n’attendrai pas la fin de ce billet pour vous inviter à découvrir ou redécouvrir comme je l’ai fait, ce fabuleux film : Walk The Line, où nous ne pouvons qu’admirer la superbe interprétaiton de Joaquim Phoenix et  Reese Witherspoon. Ce film retrace le destin de Johnny Cash, chanteur, guitariste, de rock and roll, rockabilly, blues, folk ou encore gospel et énorme légende de notre amérique rock’n’roll. Film qui illustrera parfaitement ce billet.

Parlons alors de nos artistes, de ces artistes surfant entre l’auto destruction et le besoin de tout détruire, un lot quotidien jusqu’à la mort.
D’où vient cette pulsion qui mène à ce phénomène de destruction ?!

De manière non exhaustive, nos artistes chanteurs, musiciens, n’ont de cesse de s’inscrire trop tôt à cette liste nécrologique : Jim Morrison, Jimmy Hendrix, Janis Joplin ; Amy Winehouse… Et Witney Houston (moins glamour, quoique, mais tout aussi représentative que les autres).

Il y a donc une réelle volonté auto-destructrice de la part de ces artistes. Ils possèdent un don et ne peuvent s’empêcher de le détruire ou alors c’est le destin qui se venge et reprend ce qu’il a donné si généreusement. C’est peut-être même les deux à la fois. Mourir jeune ou presque (48 ans) participe au mythe. Souvenez- vous d’un James Dean, d’une Jane Mansfield et d’une Marylin Monroe. Depuis longtemps, on associe artiste et folie, comme si l’autre inspirait l’un ! Et je ne peux m’empêcher d’associer cela à la fenêtre médiatique !

Passer de l’ombre à la lumière et de la lumière à l’ombre pour des esprits sans doute fragiles causent des dommages collatéraux. Les médias s’en donnent à cœur joie et leur ont même donné un titre : Le culte de l’artiste martyre ! ou comment cultiver ce mythe en le rendant attrayant. Nous ne voyons plus leurs œuvres mais leur état.

Comme si, une œuvre se doit d’exister par son essence, et non par celui qui l’a créée.

Il n’y a qu’à voir la puissance d’évocation que représente encore Marylin Monroe et le mystère entourant sa mort, ou plus récemment l’insistance faite sur les dépendances aux drogues ou à la boisson ayant entrainé les décès prématurés d’Heath Ledger, Amy Winehouse, Michael Jackson et Whitney Houston. À croire que la normalité, si elle existe, est moins vendeuse.

Alors est-ce possible d’être artiste sans être malheureux et névrosé ? Je me suis demandée entre autre aussi, si physiologiquement, psychologiquement, être star ne demandait pas également une prédisposition ?
Lors d’une récente discussion, on me donnait cet argument : le fait d’atteindre le point le plus haut, que ça soit pour le Yin ou pour le Yang, marquait le début du déclin.
Pourrait il y avoir un effet Yin et Yang ? Explication : Le Yin/Yang est un couple de choses, d’éléments ou de principes étant complémentaires du point de vue physique, émotionnel, énergétique ou spirituel… Là où le Yin représente l’obscur et ce qu’on ne voit pas. Le Yang est la lumière, ce qui est dur et rapide. Ainsi on ne peut imaginer le Yin sans le Yang et bien entendu on ne peut pas imaginer non plus le Yang sans le Yin.

Comme si l’auto destruction pouvait être déclenchée par une pénurie ou un excès que la créativité tente de résoudre. La créativité représenterait la réponse à une souffrance pour lutter contre sa cause : le manque ou l’excès. La boucle est bouclée, exquise douleur, douce cruauté, rappelons nous les artistes cités tout au long de ces lignes qui n’auront eu de cesse de nous épater, de nous impressionner, de nous transmettre, de nous faire partager, hurler, vibrer, rêver, aimer et chanter.

Titre emprunté à un album des Guns N Roses, ou encore Appetite for Distruction de Funkstörung, dont je vous ai déjà venté les mérites.

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