Retour sur les un an de Saveurlibre.com

Saveurlibre.com aura bientôt un an. Pour les plus fidèles, ça doit faire près de 3 ans maintenant que vous nous lisez mais nous possédons notre propre domaine chez OVH depuis presque un an. C’est l’occasion de faire un petit bilan de cette année mouvementée.

Nous avions décidé de migrer notre blog pour avoir plus de liberté d’action à la fois dans le contenu et l’administration du blog. Grâce à cela, nous pouvons désormais diffuser et héberger des vidéos comme bon nous semble, diffuser toute sorte de contenu, et proposer différents types de services. Jusqu’ici, nous n’en avons pas encore beaucoup profité et vous saurez pourquoi en lisant la suite.

Donc après les fastidieux premiers réglages, nous sommes enfin arrivés à monter ce nouveau site avec une toute nouvelle identité visuelle. C’était aussi la période où plusieurs nouveaux auteurs ont rejoint l’aventure. Grâce à eux, le blog a gagné en diversité sur les thèmes abordés.

Il faut dire que Saveur libre a toujours un peu cherché sa ligne éditoriale. On n’a jamais été vraiment au point là-dessus. La seule ligne directrice était la liberté d’expression. On a eu notre période politique, une période Anonymous, une autre plutôt axée économie. Avec la nouvelle équipe, on en est même venu à parler vin ou musique. Le goût de la liberté on vous dit…

Tout allait bien jusqu’à l’apparition brutale de Justin Beanber sur la page d’accueil et l’arrêt total de la diffusion de contenu (hormis ce cher Justin). Je peux maintenant revenir sur cette interruption temporaire du blog que je regrette maintenant avec le recul.

beanber

Ma plus grosse erreur en créant ce blog a été de ne pas séparer strictement la vie perso et la vie pro. J’ai ouvert le site avec un collègue, chose à ne jamais faire. Pas parce que vous n’avez pas confiance en cette personne, mais parce que tôt ou tard, le blog sera connu de votre société. Pour ça, il suffit de partager des articles sur les réseaux sociaux et boum, un collègue un peu curieux reconnait votre pseudo ou alors est dans la mauvaise liste de diffusion. Bref, à un moment, votre blog perso se retrouve lié à votre sphère pro.

Ce n’est pas forcément gênant si on parle de recettes de choucroute mais quand on parle politique, économie, liberté d’expression, neutralité des réseaux… là ça craint. C’est un peu comme si vous annonciez à votre boss que vous êtes syndiqué chez FO et que pour avez votre carte au NPA. Vous verrez vite un profond changement dans son attitude envers vous.

Il a suffi d’un article pour tout faire sauter. Un article portant sur les lèche-bottes. C’était un article très général, ne visant pas forcément ma société mais évoquant cette attitude particulière qu’ont certains salariés afin d’obtenir certains avantages au détriment des autres. Certains collègues sont tombés dessus et ont dû se sentir visés. Bref, après cet article, le blog a été plus ou moins surveillé par mes supérieurs. Quand je l’ai appris, j’ai donc décidé de fermer temporairement le site en affichant cette image ridicule afin de leur montrer la bêtise de leur réaction.

Finalement, Justin Beanber restera aux commandes tout l’été. Mais déçus surement de ne plus avoir de lecture, mes chers anciens boss ont décidé de lire mes tweets et les articles que je partageais. Ils en ont profité pour me virer au retour de mes vacances au prétexte que j’aurais écrit un article sur un journal en ligne qui les dénigrait. Je leur ai pourtant expliqué que Twitter ne servait pas qu’à publier des articles dont on est l’auteur. J’ai bien sûr nié avoir écrit ces lignes même si je pouvais être d’accord dans certains passages d’où le partage sur ma Timeline. La liberté d’expression n’existe pas chez eux, si ce n’est toi c’est donc ton frère, tu nous aimes ou tu dégages, bref, je suis viré.

Rassurez-vous, ils sont revenus sur leur décision quelques semaines plus tard. Ben oui, il existe quand même un code du travail et des lois dans ce pays, on ne peut pas faire n’importe quoi. Ce n’est pas le far-west. Toujours est-il que je suis quand même viré mais le blog a donc pu rouvrir. Merci les mecs ! 😉

i don't give a fuck!

Par contre, le retour a été plus soft. Désormais je suis plutôt seul et je suis pas mal occupé par d’autres projets dont eXcentr13. Je vous en ai déjà parlé, c’est un Politic Hacklab. On étudie différents aspects de notre société en essayant d’apporter des propositions concrètes pour l’améliorer. Le peu de billets publié a tout de même réussi à attirer l’attention d’une certaine  agence de com’ me demandant des infos sur le nombre de visiteurs du blog. Apparemment la tante surveille de près ce qu’on dit d’elle !

Et puis le chômage ça prend du temps, surtout quand on a deux enfants à la maison. Bon j’avoue la deuxième partie est un pur bonheur. Moi qui pensais prendre un congé parental…

Bref, l’année a été mouvementée. Mais je viens de prolonger mon hébergement chez OVH donc c’est reparti pour au moins un an. L’aventure continue, toujours libre…

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Vivons heureux, vivons chiffrés !

Aujourd’hui, nous allons causer sécurité des données et plus particulièrement de chiffrement. Les différentes tentatives d’intrusion dans notre vie privée provenant des gouvernements les plus puissants du monde nous poussent à réfléchir sur les moyens de lutter contre l’espionnage éventuel des données que l’on envoie ou que l’on stocke sur notre ordinateur. Quoi ? Parano ? Hermite barbu ?

INDECT, ACTA, CETA, LOPPSI… Ces acronymes ne vous évoquent rien ? Ce sont à chaque fois des accords ou lois essayant de limiter notre liberté d’expression et de permettre une intrusion poussée dans notre vie privée. Je vous invite à visiter le site de la Quadrature du Net http://www.laquadrature.net/fr pour en savoir plus sur les différents dangers qui planent au dessus de nos claviers.

Si l’on ajoute à ces tentatives légales, les petits futés qui s’amusent le dimanche en sniffant le réseau de leur immeuble pour essayer de pénétrer dans votre PC pour regarder vos photos de vacances passées avec tante Clotilde à Concarnot, il y a de bonnes raisons de vouloir se protéger.

Vous vous dites que vous n’avez rien à cacher et que vous vous fichez un peu de tout ça ? Pourquoi s’embêter à chiffrer ? C’est vrai, vous n’avez sûrement rien à cacher. Mais quand vous voudrez cacher quelque chose et que d’un coup vous chiffrerez un mail, ça se verra tout de suite. Alors que si vous chiffrez tout ce qui bouge, tout de suite, c’est moins évident. Et je vous laisse deviner si tout le monde se met à chiffrer ses données !

Mais comment fait-on ? Ça doit être trop dur, réservé aux nerds barbus? Et bien pas du tout ! Et comme je suis sympa, je vais même vous donner des pistes.

D’abord, je vous conseille d’utiliser des logiciels libres et donc un OS libre. Oubliez donc Windows et Apple et passez du bon côté de la force : Linux. Aie, je suis en train de vous perdre dès la première ligne. Non, restez encore un peu… Premièrement Linux, ce n’est pas si compliqué. Il y a maintenant des systèmes d’exploitation comme Ubuntu qui sont simples comme tout et dotés d’une interface graphique au même titre que Windows ou Apple. Deuxièmement, si vous voulez gardez votre bon vieux Windows, pas de soucis, il y a moyen de s’en sortir.

Commençons donc par les mails.

Il est possible grâce à GPG de signer et chiffrer ses mails afin d’abord de vérifier l’intégrité du message et de l’expéditeur mais également de rendre illisible vos messages aux personnes indésirables. Si vous voulez plus d’infos sur GPG, allez sur Wikipediahttps://fr.wikipedia.org/wiki/GPG.

Ce logiciel repose sur un système de clés. Lors de l’installation, vous serez invités à créer votre paire de clés : une clé publique et une clé privée. La clé publique sera celle que vous communiquerez à vos contacts afin qu’ils puissent vous envoyer des mails chiffrés (vous pouvez aussi la déposer sur un serveur pour que tout le monde puisse vous trouver facilement). La clé privée est à garder précieusement et à ne surtout jamais communiquer. Elle vous servira à déchiffrer vos données.

Quand vous souhaiterez envoyer un mail, vous chercherez donc la clé publique de votre destinataire, vous l’importerez dans votre logiciel (elle sera stockée une fois pour toute) et vous choisirez de signer et/ou chiffrer. Si vous signez uniquement, le message pourra être lu par un tiers. Mais le destinataire poura vérifier que c’est bien vous et que le message n’a pas été altéré ou modifié. Si vous chiffrez, il sera impossible de lire le message sans la clé privée du destinataire.

Si vous êtes sous Windows, il existe GPG4Winhttp://www.gpg4win.org/ qui est très complet et d’une simplicité extrême ! Je l’ai testé et j’ai tout compris direct donc vous devriez y arriver ! Il inclut un client de messagerie qui remplacera votre bon vieux Outloock. Ou alors, si vous êtes sous Thunderbird, vous pouvez télécharger le plugin Enigmailhttp://www.enigmail.net/download/.

Si vous êtes sur Ubuntu, c’est encore plus simple. GPG est déjà inclus. Il vous reste à installer Enigmail et à le configurer sur Thunderbird.

Notez que GPG peut aussi servir à chiffrer de simples fichiers.

Ensuite, les messageries instantanées.

Pour vos Chat sur Live Messenger ou Google Talk, il existe aussi une solution à vos problèmes. Là encore, c’est assez simple. Et vous pouvez le faire quel que soit votre OS. Il s’agit d’OTR pour Off The Record. Avec ce logiciel, vous pouvez discuter librement sans crainte. Il permet de chiffrer vos conversations et de vous authentifier. Ainsi, vous serez assurés de parler à la bonne personne et que personne d’autre ne pourra lire ce que vous écrivez.

Le plus simple est d’installer le client de messagerie Pidgin http://www.pidgin.im/download/disponible sous Windows, Linux et même Mac et d’y ajouter le plugin OTRhttp://www.pidgin.im/download/. Sous Ubuntu, il faut installer le paquet « Hors Micro »pour Pidgin. La traduction française est un peu spéciale… Une fois que c’est installé, il vous faudra le configurer. Vous générerez les clés pour chacun de vos comptes (Facebook, MSN, Google, etc…). Désormais, vous pourrez lancer une conversation privée et vous authentifier. Par contre, il est nécessaire que votre interlocuteur ait installé également OTR.

Enfin, vos données stockées.

Si vous n’avez pas envie que vos photos de vacances soient à la merci de tout le monde, il est possible de chiffrer vos données sur votre ordinateur. Pour cela, il existe un logiciel qui s’occupe de tout à la perfection : TrueCrypthttp://www.truecrypt.org/downloads.

Ce logiciel va vous permettre de chiffrer le contenu d’un dossier, d’une clé USB ou même d’une partition complète de votre disque dur. Il vous offre des solutions de chiffrement très poussées. Vous pouvez même décider de créer un dossier caché entièrement chiffré. Dans ce cas, non seulement vos données sont illisibles mais en plus elles sont difficilement trouvables sur votre PC.

Et encore une fois, je le répète, c’est très simple. Tout vous est expliqué, vous suivez pas à pas les étapes et vous n’aurez pas de soucis . Le plus facile pour commencer est de créer un dossier chiffré. Vous indiquez la taille voulue pour le dossier (par exemple 500Mo), son nom, même son extension (vous pouvez décider de le cacher sous une extension .jpg par exemple). Vous décider de l’algorithme de chiffrement à utiliser et vous rentrez votre mot de passe. Et voilà, vous avez une espace sécurisé sur votre ordinateur pour stocker vos données.

 

Voilà pour aujourd’hui. Bien sûr, ce n’est qu’un bref aperçu des possibilités. Mais ce sont celles que j’utilise donc je parle en connaissance de cause. En ce qui concerne Ubuntu, je vous ferai peut-être un petit tuto pour passer de Windows à Ubuntu dans soucis si ça vous intéresse. Et désormais, je vous indique dans la sidebar du blog comment me contacter avec ma clé GPG disponible. Vous pourrez donc m’envoyer tous vos mots doux sans aucune crainte…

Bonne séance d’installations et à bientôt !

 

Le Retour

Il est temps pour moi de revenir sur ce blog que j’ai laissé aux mains de Justin Beanber un peu trop longtemps. Pour ceux qui me suivent sur Twitter, vous avez peut-être vu que désormais j’interviens chez Alcuinn. Je continuerai à écrire là-bas de temps en temps.
Cette période de transition était nécessaire pour plusieurs raisons. Je ne vous les détaillerai pas ici, ce serait trop long et inintéressant pour vous. Sachez juste que la machine est repartie et qu’elle ne devrait plus s’arrêter avant un moment. Prévoyez donc à boire et à manger et installez-vous confortablement.

Pendant ces longues semaines d’absence, j’ai eu plusieurs idées de billets. L’actualité a encore prouvé de maintes fois que notre société était enfermée dans un immobilisme conservateur suicidaire. Les annonces des divers plans de sauvetage de l’Espagne, les déclarations de la BCE, la politique du grand changement invisible de notre nouveau président…

Si vous avez suivi de loin tout cela, je peux vous la résumer en une seule phrase:

On vous emmerde, nous sommes la caste dirigeante, nous savons ce que nous devons faire, rien à cirer de ce que vous nous dites, on continue dans le même direction.

Voilà en gros le résumé de 3 mois d’actu économique, politique et financière.

La pire des décisions reste l’austérité que les dirigeants européens veulent nous asséner à coup de vidéos d’Angela Merkel. Nous devons nous serrer la ceinture, accepter l’inacceptable. Pour quoi? La bonne question est pour qui? Pour pouvoir continuer d’engraisser une petite minorité de personnes incompétentes accrochées à leur siège.

Car sachez-le, austérité ou pas, le modèle actuel est voué à l’échec. Rien que le système du MES est d’une absurdité sans nom. Le MES est censé être le sauveteur des pays européens en difficulté financière. Sauf que ce MES est financé par ces mêmes pays en difficulté financière… Voilà un bon exemple qui illustre à quel point nos dirigeants et leurs amis se fouttent bien du peuple.

Il est nécessaire dès maintenant d’oublier ces zozos qui veulent nous gouverner et nous imposer leurs décisions idiotes. Non pas pour fermer les yeux sur ce qui se passe, surtout pas! Mais plutôt pour construire en parralèle notre nouveau système. On parle souvent des hackers en mal. Ce sont de vilains pirates sans foi ni loi, prêts à tout pour vous dérober vos coordonnées bancaires. Et bien, sachez que vous devriez vous documenter un peu plus, chercher un peu ce que Hacker veut dire. Et une fois que vous l’aurez fait (en 2 minutes et 3 clics, ça devrait être terminé), je vous propose de hacker notre belle société.

Voilà ma solution. Hackons cette société ancestrale et immobile pour en faire quelque chose de vivant, de connecté, de participatif. Pour cela, rien ne sert d’avoir un quelconque pouvoir. Non, tout commence dans votre façon de consommer, de vivre, de penser dans votre propre maison. Ca vous paraît fou? Alors, restez connecté et vous en saurez bientôt plus…

A votre bon cœur

Je ne la ferai pas longue cette fois, ça vous changera. Je fais juste un minuscule billet tôt ce matin pour vous demander de donner un petit coup de pouce à un site qui en vaut la peine.

Je veux vous parler de Reflets.info. Si vous venez souvent sur le blog, vous avez surement dû atterrir plus d’une fois chez eux au détour d’un lien. C’est un pure player, entendez par là que c’est un site d’information sans édition papier. Tout est en ligne et, chose rare de nos jours, tout est gratuit.

S’il fallait définir ce site, je dirais que ce sont des passionnés, tendance hacker, qui donnent un bon coup de pied dans la fourmilière pour nous offrir des infos croustillantes et parfois de belles séances de Lulz. Je peux également citer une partie de leur présentation :

Le site est né d’un constat. Celui d’une presse qui s’auto-détruit. […] Notre ambition est de rendre sa valeur à l’information. Nous voulons l’analyser, la mettre en perspective, la remettre dans un contexte et pouvoir faire de la prospective.

Mais voilà, l’accès est gratuit, il n’y a pas de publicité et ils tiennent plus que tout à leur indépendance. Vous vous doutez bien qu’à un moment, ça coince quelque part. Alors, c’est simple, il y a deux solutions : soit vous leur faites un petit don en prenant sur votre budget cigarettes ou café, soit vous faites un peu de com’ autour de vous en essayant de convaincre vos proches, amis, voisins, ennemis de lire Reflets et de participer un peu.

Bon je vous fais confiance, moi je vais me recoucher là…

Appetite for Destruction

Imaginez vous, Kurt Cobain, ou Jim Morrison entrant sur scène, ovation de la foule …  “fuck all, je vous ai manqué” … On m’y croirait reprenant le clavier après un moment d’absence “Merci lecteur, sans vous je ne suis rien !”

C’est en regoutant à un brin de musicalité rock’n’roll que je me suis rappelée le charisme de ces stars du rock, un brun assombri par une réalité trop pesante ou difficilement assimilable, débouchant trop souvent sur un comportement addictif, voir bien tristement plus radical !

D’ailleurs je n’attendrai pas la fin de ce billet pour vous inviter à découvrir ou redécouvrir comme je l’ai fait, ce fabuleux film : Walk The Line, où nous ne pouvons qu’admirer la superbe interprétaiton de Joaquim Phoenix et  Reese Witherspoon. Ce film retrace le destin de Johnny Cash, chanteur, guitariste, de rock and roll, rockabilly, blues, folk ou encore gospel et énorme légende de notre amérique rock’n’roll. Film qui illustrera parfaitement ce billet.

Parlons alors de nos artistes, de ces artistes surfant entre l’auto destruction et le besoin de tout détruire, un lot quotidien jusqu’à la mort.
D’où vient cette pulsion qui mène à ce phénomène de destruction ?!

De manière non exhaustive, nos artistes chanteurs, musiciens, n’ont de cesse de s’inscrire trop tôt à cette liste nécrologique : Jim Morrison, Jimmy Hendrix, Janis Joplin ; Amy Winehouse… Et Witney Houston (moins glamour, quoique, mais tout aussi représentative que les autres).

Il y a donc une réelle volonté auto-destructrice de la part de ces artistes. Ils possèdent un don et ne peuvent s’empêcher de le détruire ou alors c’est le destin qui se venge et reprend ce qu’il a donné si généreusement. C’est peut-être même les deux à la fois. Mourir jeune ou presque (48 ans) participe au mythe. Souvenez- vous d’un James Dean, d’une Jane Mansfield et d’une Marylin Monroe. Depuis longtemps, on associe artiste et folie, comme si l’autre inspirait l’un ! Et je ne peux m’empêcher d’associer cela à la fenêtre médiatique !

Passer de l’ombre à la lumière et de la lumière à l’ombre pour des esprits sans doute fragiles causent des dommages collatéraux. Les médias s’en donnent à cœur joie et leur ont même donné un titre : Le culte de l’artiste martyre ! ou comment cultiver ce mythe en le rendant attrayant. Nous ne voyons plus leurs œuvres mais leur état.

Comme si, une œuvre se doit d’exister par son essence, et non par celui qui l’a créée.

Il n’y a qu’à voir la puissance d’évocation que représente encore Marylin Monroe et le mystère entourant sa mort, ou plus récemment l’insistance faite sur les dépendances aux drogues ou à la boisson ayant entrainé les décès prématurés d’Heath Ledger, Amy Winehouse, Michael Jackson et Whitney Houston. À croire que la normalité, si elle existe, est moins vendeuse.

Alors est-ce possible d’être artiste sans être malheureux et névrosé ? Je me suis demandée entre autre aussi, si physiologiquement, psychologiquement, être star ne demandait pas également une prédisposition ?
Lors d’une récente discussion, on me donnait cet argument : le fait d’atteindre le point le plus haut, que ça soit pour le Yin ou pour le Yang, marquait le début du déclin.
Pourrait il y avoir un effet Yin et Yang ? Explication : Le Yin/Yang est un couple de choses, d’éléments ou de principes étant complémentaires du point de vue physique, émotionnel, énergétique ou spirituel… Là où le Yin représente l’obscur et ce qu’on ne voit pas. Le Yang est la lumière, ce qui est dur et rapide. Ainsi on ne peut imaginer le Yin sans le Yang et bien entendu on ne peut pas imaginer non plus le Yang sans le Yin.

Comme si l’auto destruction pouvait être déclenchée par une pénurie ou un excès que la créativité tente de résoudre. La créativité représenterait la réponse à une souffrance pour lutter contre sa cause : le manque ou l’excès. La boucle est bouclée, exquise douleur, douce cruauté, rappelons nous les artistes cités tout au long de ces lignes qui n’auront eu de cesse de nous épater, de nous impressionner, de nous transmettre, de nous faire partager, hurler, vibrer, rêver, aimer et chanter.

Titre emprunté à un album des Guns N Roses, ou encore Appetite for Distruction de Funkstörung, dont je vous ai déjà venté les mérites.

Diablo III, le retour du Maître.

         A l’époque, lorsque j’ai arrêté de jouer à Diablo II et mis mon barbare au placard, je me disais que je ne verrais surement pas le III.  Les lettres de noblesse du Hack’N’Slash  étaient écrites par Blizzard, et s’il n’y en avait qu’un pour régner sur les autres et dans les ténèbres les lier, ça serait celui-là.

Bien entendu, il y en a  eu d’autres. Titan quest, ou Torchlight pour ne citer que ceux-là. Mais rien n’approchait le niveau d’un Diablo.

Alors certes pour moi Diablo c’est plus qu’un jeu, c’est des années de souvenirs, les parties nocturnes sur le 1. D’abord sur PS1 en coop chez les potes. A étaler des tonnes de tas d’or sur le marché de Tristram. Une musique envoutante, un jeu unique.

Puis ce fut le 2, et un an après l’extension, les LANs Party s’enchainèrent, avec les galères de conflits d’ip et CIE. C’était le bon temps, celui où on en bavait pour buter Duriel. (une horreur ce boss) C’est représentatif d’une époque. Une époque révolue pour moi, l’adolescence. Je suis donc plus sur le domaine de l’émotionnel quand j’aborde ce jeu.

Tout ça  est donc relégué au rang des souvenirs,  quand ce fut le choc. Blizzard balance une vidéo de Diablo III à sa convention il y a quelques années…

Finalement le désir monte, les infos débarquent au compte-goutte. Au début je ne devais pas craquer…

Forcément si j’en parle ici, c’est que j’ai craqué.

Quand j’ai commencé une partie, avec Krom barbare de son état, c’est toute une ambiance qui me revient en pleine tête. Sauvez Deckard, Tristram, Léoric, les Horadrims, tout est là. On est à la maison.

Et on retombe vite dans les habitudes, cherchez l’élite sur la map, vider les grottes, prier pour du loot…

La partie devient intéressante en mode cauchemar jusque-là, pas trop de difficulté. Le génie de Blizzard est d’avoir su retirer le superficiel, fini les parchemins à stocker etc. Tout en ayant gardé l’essentiel, l’important.  Pareil pour les mécanismes de jeu qui sont en fait plus complexes que l’on ne pourrait le croire.

Le fait de pouvoir constituer son template au fur et à mesure sans restriction, laisse un nombre bien plus élevé de façon de jouer, c’est une riche idée.

On se concentre sur le fun, l’essence même du Hack’. Pour moi ce jeu est tout simplement ultime.

Addictif, précis, envoutant, prenant, bref tout ce qui fait les jeux cultes. ( La patte Blizzard?)

Les hordes de gamers blasés trouveront toujours à redire mais pour moi c’est un coup de maître.

Même l’hôtel des ventes, qui est un jeu dans le jeu. Pourtant la gestion est imprécise, les filtres nazes, mais on se retrouve à fouiner, à acheter, et à revendre.

A voir si au bout du compte, on ne crée par une alternative, plus besoin de dérouiller de la Vache pour du stuff ultime on le trouve sur l’HV. J’ai quelques craintes pour l’argent réel mais on verra.

Le seul bémol, c’est bien sur la connexion permanente. Rien de plus frustrant de se dire que l’on va jouer une petite demi-heure, et de tomber sur une maintenance (Mais je joue en Solo bordel). Sans compter les lags, bien présents, et tout simplement décourageant pour les hardcores.

Donc comme d’habitude c’est le consommateur qui trinque.

Pour en revenir au jeu en lui-même, mon avis (qui n’engage que moi) est donc très positif. C’est un vrai bonheur de retrouver ces sensations. Et même si je ne peux plus faire des nuits de jeu comme auparavant (travailler ça craint) le jeu peut s’aborder en petites sessions sans problème.

J’ai d’ailleurs hâte d’y retourner.

Respirez un coup, détendez-vous, c’est l’heure de la pause

Après mon délire sur Euromillions, je continue la série des billets légers. Une petite pause ça fait du bien parfois. D’ailleurs, je vais prendre une grande pause très bientôt dans ma carrière professionnelle. En effet, j’ai annoncé à mon supérieur que dès novembre je prendrai un congé parental pour une durée de 6 mois.

Un congé parental ? Oui, les pères ont également le droit de s’occuper de leurs enfants ! L’annonce a été plus facile que je ne l’envisageais dans ce secteur d’activité très macho. Tout ça pour dire que dès novembre, je ferai une pause. Je consacrerai une grande partie de mon temps à ma famille bien sûr. C’est le but premier et j’en ai bien besoin. Avec mon boulot, je ne vois que très peu mes enfants et ça devient pesant à la longue.

Mais j’utiliserai également ces 6 mois pour développer ou créer de nouveaux projets. Saveur libre en fera évidemment partie. J’aimerais développer ce site et le faire connaître à un plus grand nombre de lecteurs. La cadence des billets sera plus élevée, sans pour autant négliger la qualité. Il y aura d’autres projets comme #TousEnsemble que je souhaite développer plus que tout. La création d’une nouvelle société est indispensable selon moi et je compte bien faire le maximum pour alerter le peuple et construire les bases de ce nouveau monde. Il y aura également d’autres projets dont je vous parlerai peut-être plus tard…

Sinon, en ce moment, je participe au projet #UNCProject initié par @El_Rigolo. Nous revendiquons l’autonomie et l’indépendance du Cyberespace. Je vous invite à consulter le manifeste de El_Rigolo pour comprendre exactement de quoi nous parlons. Je vous tiendrai de toute façon informé…

Dans les prochains jours, j’aimerais enregistrer une nouvelle vidéo. Cette fois, je prendrai le temps de faire ça bien. J’ai déjà quelques idées et j’espère trouver un moment pour la réaliser.

Voilà les news. La pause est finie. Je vous dis à très vite.