Qui veut faire un slow ?

Récemment, je suis tombé sur un article décrivant une nouvelle tendance: le slow movement. Malgré la source (un énième magasine féminin), je n’ai pas pu m’empêcher de le lire entièrement. Je mettais enfin un mot sur mon état d’esprit actuel. Je ne suis pas seul finalement…

Le slow movement regroupe une multitude de tendances qui mettent en valeur l’appréciation de l’instant présent. La base du mouvement vient du slow food (en opposition au fast food). L’idée vient d’Italie en 1986 et devient vite une ONG reconnue par la FAO (Food And Agriculture Organization). Le principe est simple : favoriser la cuisine régionale, les cultures saisonnières, la biodiversité, le goût des aliments, etc… En gros, prendre le temps de bien manger mais surtout avoir du plaisir en mangeant. Il est vrai que les fast-food mais aussi tous les aliments fabriqués par l’industrie alimentaire ravagent notre culture gastronomique. Nous ne prenons plus le temps d’apprécier un bon repas. Bien souvent, le midi les salariés ont peu de temps pour manger et la rapidité est donc le maître-mot. C’est donc le sandwich, le burger, le plat surgelé qui devient la star de nos assiettes. Personnellement, je ne suis vraiment heureux le midi que dans un bon resto en bonne compagnie. J’aime savourer ce que je mange. J’aime aussi découvrir de nouvelles choses. A la maison, il nous arrive de cuisiner des aliments « oubliés » par l’agriculture standardisée, comme le panais par exemple.

Dans le slow movement, on retrouve également le concept de slow city. Là encore, ça nous vient d’Italie en 1999. Les habitants d’une ville italienne refusant l’installation d’un Mc Donald’s vont inventer un nouveau concept, se basant entre autres sur le slow food. Conscience du temps, des autres, de soi-même. La qualité de vie est au centre des préoccupations. L’idée s’est vite exportée en Europe et les villes se sont regroupées autour d’une charte et d’un label : Cittaslow. Dans cette charte, on compte 70 recommandations que je vous laisserai consulter. En France, certaines villes ont adhéré à ce concept, comme Segonzac. Je trouve cela très intéressant et porteur d’avenir. On nous parle d’écologie, de responsabilités sociales. Là, on est en plein dans le sujet et c’est du concret. Ce sont des villes où il fait bon vivre et où l’on prend surtout le temps de vivre.

Sachez qu’il existe également d’autres mouvements comme le slow travel, le slow music et le slow sex. Pour ce dernier, je pense que c’est assez explicite, les précoces ne sont pas les bienvenus…

Ce qui m’intéresse également dans cette nouvelle tendance, c’est le Funemployment. Et encore une fois, je me retrouve tout à fait dans l’idée. Cette fois, ce sont les USA qui ont lancé ce concept. Ici, on cherche à prendre le chômage avec le sourire, de profiter de cette période pour réaliser ce que l’on a toujours voulu faire et prendre le temps de réfléchir à notre avenir. Mieux encore, les pauses professionnelles sont encouragées. Les personnes qui ne se reconnaissent plus dans leur job, qui travaillent dans un milieu à l’éthique douteuse, osent quitter leur entreprise pour se ressourcer et prendre le temps de savoir ce qu’elles veulent réellement faire. Alors bien sûr, tout le monde ne peut pas se permettre d’être au chômage. D’ailleurs la population adepte du funemployment est issue de la génération Y et des classes moyennes voire aisées. Mais l’idée est très bonne. Nous ne devons plus vivre pour travailler mais travailler pour vivre. En gros, nous devons sauter le pas et travailler non pas par besoin mais par envie. C’est dur, je sais. Et ce n’est pas forcément donné à tout le monde, je sais aussi, arrêtez de troller. Prendre un congé parental, finir à 18 heures, prendre des vraies pauses repas, autant de choses difficiles à réaliser dans cette société où performance et rapidité sont maître-mot. Mais je pense que c’est un point crucial qui permet de profiter sereinement de la vie et de l’instant présent.

Osez ralentir. Soufflez un bon coup et réfléchissez à ce que vous voulez vraiment. Et pour les plus speed, il vous reste toujours le slow sex…

Diablo III, le retour du Maître.

         A l’époque, lorsque j’ai arrêté de jouer à Diablo II et mis mon barbare au placard, je me disais que je ne verrais surement pas le III.  Les lettres de noblesse du Hack’N’Slash  étaient écrites par Blizzard, et s’il n’y en avait qu’un pour régner sur les autres et dans les ténèbres les lier, ça serait celui-là.

Bien entendu, il y en a  eu d’autres. Titan quest, ou Torchlight pour ne citer que ceux-là. Mais rien n’approchait le niveau d’un Diablo.

Alors certes pour moi Diablo c’est plus qu’un jeu, c’est des années de souvenirs, les parties nocturnes sur le 1. D’abord sur PS1 en coop chez les potes. A étaler des tonnes de tas d’or sur le marché de Tristram. Une musique envoutante, un jeu unique.

Puis ce fut le 2, et un an après l’extension, les LANs Party s’enchainèrent, avec les galères de conflits d’ip et CIE. C’était le bon temps, celui où on en bavait pour buter Duriel. (une horreur ce boss) C’est représentatif d’une époque. Une époque révolue pour moi, l’adolescence. Je suis donc plus sur le domaine de l’émotionnel quand j’aborde ce jeu.

Tout ça  est donc relégué au rang des souvenirs,  quand ce fut le choc. Blizzard balance une vidéo de Diablo III à sa convention il y a quelques années…

Finalement le désir monte, les infos débarquent au compte-goutte. Au début je ne devais pas craquer…

Forcément si j’en parle ici, c’est que j’ai craqué.

Quand j’ai commencé une partie, avec Krom barbare de son état, c’est toute une ambiance qui me revient en pleine tête. Sauvez Deckard, Tristram, Léoric, les Horadrims, tout est là. On est à la maison.

Et on retombe vite dans les habitudes, cherchez l’élite sur la map, vider les grottes, prier pour du loot…

La partie devient intéressante en mode cauchemar jusque-là, pas trop de difficulté. Le génie de Blizzard est d’avoir su retirer le superficiel, fini les parchemins à stocker etc. Tout en ayant gardé l’essentiel, l’important.  Pareil pour les mécanismes de jeu qui sont en fait plus complexes que l’on ne pourrait le croire.

Le fait de pouvoir constituer son template au fur et à mesure sans restriction, laisse un nombre bien plus élevé de façon de jouer, c’est une riche idée.

On se concentre sur le fun, l’essence même du Hack’. Pour moi ce jeu est tout simplement ultime.

Addictif, précis, envoutant, prenant, bref tout ce qui fait les jeux cultes. ( La patte Blizzard?)

Les hordes de gamers blasés trouveront toujours à redire mais pour moi c’est un coup de maître.

Même l’hôtel des ventes, qui est un jeu dans le jeu. Pourtant la gestion est imprécise, les filtres nazes, mais on se retrouve à fouiner, à acheter, et à revendre.

A voir si au bout du compte, on ne crée par une alternative, plus besoin de dérouiller de la Vache pour du stuff ultime on le trouve sur l’HV. J’ai quelques craintes pour l’argent réel mais on verra.

Le seul bémol, c’est bien sur la connexion permanente. Rien de plus frustrant de se dire que l’on va jouer une petite demi-heure, et de tomber sur une maintenance (Mais je joue en Solo bordel). Sans compter les lags, bien présents, et tout simplement décourageant pour les hardcores.

Donc comme d’habitude c’est le consommateur qui trinque.

Pour en revenir au jeu en lui-même, mon avis (qui n’engage que moi) est donc très positif. C’est un vrai bonheur de retrouver ces sensations. Et même si je ne peux plus faire des nuits de jeu comme auparavant (travailler ça craint) le jeu peut s’aborder en petites sessions sans problème.

J’ai d’ailleurs hâte d’y retourner.

Respirez un coup, détendez-vous, c’est l’heure de la pause

Après mon délire sur Euromillions, je continue la série des billets légers. Une petite pause ça fait du bien parfois. D’ailleurs, je vais prendre une grande pause très bientôt dans ma carrière professionnelle. En effet, j’ai annoncé à mon supérieur que dès novembre je prendrai un congé parental pour une durée de 6 mois.

Un congé parental ? Oui, les pères ont également le droit de s’occuper de leurs enfants ! L’annonce a été plus facile que je ne l’envisageais dans ce secteur d’activité très macho. Tout ça pour dire que dès novembre, je ferai une pause. Je consacrerai une grande partie de mon temps à ma famille bien sûr. C’est le but premier et j’en ai bien besoin. Avec mon boulot, je ne vois que très peu mes enfants et ça devient pesant à la longue.

Mais j’utiliserai également ces 6 mois pour développer ou créer de nouveaux projets. Saveur libre en fera évidemment partie. J’aimerais développer ce site et le faire connaître à un plus grand nombre de lecteurs. La cadence des billets sera plus élevée, sans pour autant négliger la qualité. Il y aura d’autres projets comme #TousEnsemble que je souhaite développer plus que tout. La création d’une nouvelle société est indispensable selon moi et je compte bien faire le maximum pour alerter le peuple et construire les bases de ce nouveau monde. Il y aura également d’autres projets dont je vous parlerai peut-être plus tard…

Sinon, en ce moment, je participe au projet #UNCProject initié par @El_Rigolo. Nous revendiquons l’autonomie et l’indépendance du Cyberespace. Je vous invite à consulter le manifeste de El_Rigolo pour comprendre exactement de quoi nous parlons. Je vous tiendrai de toute façon informé…

Dans les prochains jours, j’aimerais enregistrer une nouvelle vidéo. Cette fois, je prendrai le temps de faire ça bien. J’ai déjà quelques idées et j’espère trouver un moment pour la réaliser.

Voilà les news. La pause est finie. Je vous dis à très vite.

Alerte en ville, Une célibataire…

Sortons des clichés de suite …

Je ne suis pas là pour vous parler de l’éternelle rengaine : le célibat c’est moche !! La solitude c’est difficile ! On est pas fait pour être seul(e) … Souvent regardé comme si on était atteint d’une grave maladie… Le célibat n’est pas une mince affaire, plus encore dans notre société “schizophrène” : être célibataire, n’est pas de tout repos !!!

Je voudrais attirer votre attention sur cette question : pourquoi “une femme” célibataire fait autant flipper l’assemblée ?! Héhé, vous aussi vous aviez déjà remarqué ? Et par assemblée, vous aviez compris aussi : tous ces “couples” hautement “en couple” et filant le parfait Amour.

D’où nous viendrait ce mal ?! Après quelques clics de recherche et au regard de quelques revues psycho-socio-branchouille.com, d’un côté, LA célibataire peut être propulsée comme « sociotype moderne », et se retrouver ainsi placardée en première de couv’ : aventurière/guerrière des temps modernes. Ou d’un autre côté, elle se retrouve assommée de méthodes pour rencontrer cette fameuse âme sœur qu’on nous somme de trouver… et plus vite que çà !

Pour celà c’est très simple, à notre disposition : les 50 questions/réponses à cocher dans le magazine cité plus haut, ou encore surfer sur Internet en faisant son marché humain en ligne, pour finir par le must : vivons heureux, vivons cachés ! Vive les clubs de vacances « spécial célib »… Après tout, autant les rassembler comme des animaux contagieux ! Entre eux, au moins ils se comprennent !

Je vous le disais plus haut, LA célib’ fait peur… Forcément on fait peur essentiellement aux couples, et plus précisément aux femmes mariées. N’avez-vous jamais remarqué que l’on invite à dîner plus facilement un copain célibataire qu’une femme seule ?

À croire qu’on ne puisse être vu autrement qu’une rivale, une séductrice potentielle ou encore une tentatrice… C’est si bon d’être associée à un objet de fantasme ! Manquerait-il d’un peu de piment dans ces si beaux couples ? Ou est-ce si compliqué à entendre qu’une femme seule puisse juste être une femme seule, ou cette amie d’autrefois, parce qu’on a toutes été un jour célib’… LA femme célibataire est donc ni plus ni moins qu’un cas particulier, un fait étrange et mystérieux.

De quoi attiser plus encore la curiosité et amener des nombreuses interrogations, auxquelles on ne se prive pas d’ apporter des réponses aussi fantaisistes les unes que les autres : une femme célibataire a forcément un sale caractère ! Sans oublier la catégorisation, ou classement des femmes célibataires par âge et par vocation : après les femmes COUGAR portées sous les feux de la rampe… Laissons place aux MILF, catégorie dont je ne vais pouvoir vous donner LA définition au risque de choquer les lecteurs ! Je vous invite donc à surfer par vous-même et en attendant en voici une autre plus en phase avec la protection du jeune public : Milf : Mère Impossible à Lover car Fils !

Comme je vous le disais, je ne suis pas là pour lancer de débat, ni prôner les joies du célibat ou de la vie en couple. Alors si une femme ou un homme de belle allure sont célibataires, deux préjugés viendront à l’idée des gens qui les croisent : elle doit avoir un sale caractère ou il est homosexuel. Et s’ils avaient, tout simplement, la sagesse d’attendre LA bonne personne ?!

Terminons en musique. Je me suis amusée à chercher le nombre de titres dans ma playlist avec le mot SINGLE , et non pas LOVE, comme il y en aurait trop ! Ma recherche est faite en anglais, parce que j’écoute principalement des musiques outre atlantique ! Et Oh surprise, autant que le sujet que je viens de traiter, je n’en ai trouvé qu’une de Natasha Bedingfield : Single, album Unwritten, 2004, c’est pas tout frais. Vous pouvez néanmoins vous rafraichir avec son dernier album, Strip Me Away. Bonne écoute et à trés vite.

C’est où l’amour ?

J’ai appris une mauvaise nouvelle… Encore que mauvaise, n’est pas le mot que je préfère forcément… suivant ma nature plutôt optimiste, plus encore pour ma famille, mes amis, les personnes que j’aime le plus. Elle le serait donc pour la douleur et l’incompréhension qu’a amené cet ouragan !

J’ai appris la nouvelle, et j’ai eu cette parole de réconfort, cette citation que je reprends d’un précédent billet : « le bonheur est un voyage, pas une destination » parce qu’à chaque nouvelle, chaque changement, que l’on ait décidé ou non, la vie continue, elle suit son cours, indéniablement. Elle se fera certes différente, se passera aussi ailleurs, avec son lot d’autres difficultés, de nouvelles batailles… Mais je ne peux laisser ce mot “mauvaise” plus longtemps, car c’est à nous de faire de cette nouvelle, qu’elle ne reste « mauvaise »  juste le temps de le dire ! C’est à nous d’amorcer le virage même s’il est imposé ; en prenant le temps nécessaire, le trajet qui nous va le vieux, la possibilité de rétrograder autant de fois qu’il faut, pour passer cette courbe en douceur et  pouvoir ré-accélérer ensuite !

Par deux fois, j’ai appris cette nouvelle. Cette nouvelle qui propulse directement au « The End ». Point final à un premier voyage fait d’un nous deux, ou d’un deux puissance nous. Je ne vous parlerai pas aujourd’hui de ce « puissance nous ». J’ai jamais été bonne en math mais ce que je retiens c’est qu’avec les puissances, on va toujours plus vite ! Plus vite pour amorcer ce virage. Et je ne vous parlerai du fait, que sur moins de 10 ans, on passe de 1 « The End » sur 3, à 1 « The End » sur 2  en noces de bois, à la place des noces d’or !

REVERSE… Revenons au commencement, au « What’s upon a time » : Il était une fois… l’amour ! et j’en profite pour vous glisser une lecture, plutôt facile, rafraîchissante, réaliste, hors du temps, que j’ai découvert à mon 1er  THE END. La Princesse qui croyait aux Contes de Fées, Marcia Grad. Métaphores et images poétiques, ce roman retrace le parcours d’une jeune femme dépendante affective…qui ne peut exister que par l’autre, par l’amour de son prince.

Aujourd’hui, nous appelons communément « amour », ces attentes affectives, de tendresse ou encore de douceur. J’ai envie d’y ajouter pour notre société actuelle, les besoins de reconnaissance ou d’attention, pour ce que nous faisons ou ce que nous sommes. Je ne pense pas que cela faisait partie du cahier des charges de notre amant, mari, concubin, fiancé, être aimé. Si nous revenons 20 ans à 25 ans en arrière par contre, c’est pile poil le début de la génération Walt Disney ! et c’est çà que je remets en question ! Tous ces scénarios, ces perfusions hautement non contrôlées, et contaminées de cette douce désillusion qu’un jour mon Prince Charmant viendra … parce que la vie n’est pas comblée sans lui, par exemple ?! Faudrait-il encore qu’il reste !!

Je vous rassure, je ne remets pas en question chez Disney uniquement la panoplie des Princes Charmants ! Les princesses Disney, exercent également un pouvoir important sur l’imagination des petites filles et une influence sur leurs façons de jouer ou de s’habiller. Quelle petite fille n’a pas eu sa robe de princesse dans sa garde robe ?! Tout comme le prince charmant, les occasions de mettre une robe de princesse à l’âge adulte … ne sont pas à la portée de toutes !

Magré tout, quel mal y a-t-il à être fleur bleue, quand on peut rêver durant 3mn51  grâce à une simple voix, exceptionnelle, riche d’une intensité à vous faire frémir, telle la voix d’un prince imaginaire ! Regalez vous les oreilles d’un de mes morceaux prépférés : Disconnected Funkstörung feat. Enik. Pour le reste de l’album “Disconnected”, n’hésitez pas, mais malheureusement le groupe s’est séparé il y a 2 ans maintenant. Mickael Fakesh est aujoud’hui un designer son des plus avant-gardistes du domaine ! Chris de Luca, DJ.

N’oubliez pas d’aimer !

Je ne suis pas un touriste

Comme je vous le disais récemment, de retour de Montréal, où j’ai eu plaisir à découvrir une nouvelle contrée, de nouvelles couleurs, saveurs avec nos chers amis francophones. Mais surtout, nos amis les «Ouah! Putain ! Génial ! Merci beaucoup !» touristes français !

  • Toujours critiquer, dénigrer, chercher « la petite bête », est-ce un mal français ?
  • Nous en France on ne sait pas reconnaître les talents, on les laisse partir…
  • Ça fait du bien de voir que la France sait encore rayonner à l’étranger. Il n’y a guère qu’à l’intérieur de nos frontières qu’elle ne rayonne pas autant.

Je n’ai pas été bien loin, 2 minutes et 4 cliques, pour trouver ces commentaires d’internautes, repris après ce fameux jour de sacrement du film « The Artist », où Billy Cristal, maître de cérémonie des Oscars 2012, nous dit « La France entière doit être en train de marcher sur la tête », et il ajoute après cette phrase, « ou quoi que ce soit qu’ils ont [les Français] à la place de la joie », en référence au stéréotype du Français qui est toujours de mauvaise humeur et qui râle toujours pour la moindre chose …
En V. O. : à 22 h 23 heure de Los Angeles. Billy Cristal « They must be going nuts in France right now, or whatever the French have in place of joy ».

Il ne suffit donc pas d’être étranger pour remarquer cet état de fait, j’en ai récemment fait les frais. De notre si chaleureuse et accueillante région du nord, en passant pas les hauts du 93 avant de se réchauffer aux abords de Marseille. Toujours la même rengaine, toujours le même refrain… on se plaint ! Sans apporter de nouveautés, sans lancer de révolution, que faut il en retenir ? Une citation outre temps : On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le … du crémier ! Ou encore une publicité ! que je qualifie d’ un cynisme déplacé, mais bon, autant que certains ne s’en sont pas privés, tout en profitant d’une chaine, d’un horaire et d’une audience des plus fortes, autant vous en faire profiter encore une fois ! Que faut il au français pour être satisfait ?

Il est évident que dans le tourisme, chaque prestation est notée, tout comme chaque restaurant, hotel est aujourd’hui étoilé, et chaque étoile à son prix. Alors, à quel moment il y a « bug » ?? Si on reprend le cheminement, quand on fait du tourisme, on achète une prestation, on s’engage donc en ayant pris soin de valider les Conditions Générales à voyager suivant un descriptif précis …

Dans mon cas … il s’agit de profiter pour le cas présent :

  • d’un chalet de 150m2 habitable avec 4 chambres de 30m2 (sdb incluse), autant décrire une chambre des plus normales d’hôtel 3/4 étoiles,
  • de se satisfaire d’un menu de 3 services à 2 choix avec pour plat principal, exemple : la truite pêchée au jour, ou le mijoté de wapiti !! après 3 heures de Rando, vous y penseriez vous à un jambon beurre, bah je vous jure, je l’ai entendu !!
  • et pour finir, les initiations inscrites au voyage. Activités de saison, forcément, le Québec sans moto neige ne serait pas le Québec. Mais également le chien de traineau, quoi de plus beau ?! Le tout donc en groupe, faudrait pas non plus se payer le luxe de monopoliser un guide et 10 chiens rien que pour sa gueule !

Et je ne vous parlais pas d’un groupe de 10, ni 20 ou même 30, mais à 6… on ne peut plus raisonnable.

Tout çà me donne envie de vous faire partager Reject, du londonien Cursor Minor, morceau de son 4ème album, Requires Attention… Loin de la nature, voici une sonorité électro underground. Pour les férus d’électro, on y retrouvera des touches d’Aphex Twin, qui lui n’est plus à présenter. Et comme tout çà m’a un peu énervé, vous l’aurez peut être remarqué, continuez avec The Man With the Transparent Face, en touche finale.

Là où tout est noté, les services, les hôtels, les banques … les pays ! Ne peut on pas à juste titre revendiquer du touriste un niveau certifié étoilé !!

THE idée TO FOLLOW – part2

“Le soleil inonde le terminal… Je reviens à Montréal” – Ariane Moffatt

Pour ma part, je reviens de Montréal. Vous l’aurez peut être compris je me tiens d’honorer chacun de mes billets d’une touche musicale, un morceau, un interprète… Ici c’est au moins les 2, toujours en rapport avec ce que je vie et traverse au quotidien. On découvre, on redécouvre… et c’est pour çà qu’on est là ! Je vous invite à découvrir Ariane, que j’aime écouter par période.Là c’était plus qu’obligatoire. Elle me touche par son parcours, et par ce qu’elle veut nous faire partager. J’ai surtout apprécié, Tous les sens (2008), et je vous invite à suivre son tout nouvel album : MA.

Je ponctue cette intro musicale, en vous amenant le sujet, non pas à l’aide d’un film cette fois mais d’un roman, qui m’ accompagne également : Le Voyageur Imprudent de Barjavel (1958). C’est pas tout récent, certes, mais j’adore comme cet auteur de roman de science-fiction (c’est comme çà qu’on nomme son genre) me bluffe avec ses anticipations, wikipedia, le dit bien, on attribue le roman d’anticipation à Jules Vernes, moi j’aime y voir également chez Barjavel, ce paradoxe où il dépeint ma foi plutôt bien 50 ans en avant notre réalité et notre proche avenir.

Le Voyageur Imprudent, nous décrit : « Notre terre n’est plus reconnaissable. Toute plate, toute tiède, elle n’offrirait aucun attrait au touriste. Mais il n’y a plus de touriste, au Me siècle, plus d oisif, plus d’homme qui profite égoïstement du travail des autres et passe son temps à son plaisir. …”

C’est pas bluffant ? Prémonition, prévision, prévention ?! Tabernacle ça en fait mots en ‘tion ! J’aime comme cela amène aujourd’hui à faire appel à notre interprétation, à nos expériences ou encore à nos ambitions ! Pour ma part, j’y vois…

Et bien, de ma fenêtre, au moment où je vous écris, j ai une immensité blanche. Aujourd’hui, je prend plaisir à contempler un des grands lacs du Québec (le Lac à L’Eau Claire), recouvert de plus d’un mètre de neige (si ce n’est 2) et de glace, se confondant avec le blanc du ciel neigeux constellé de flocons (et comme çà se dit ici : aujourd’hui c’est de la neige sèche, demain çà radoucit, çà sera de la neige qui mouille ! et c’est vrai !). Le chemin ou les sentiers qui mènent au chalet disparaissent doucement sous un épais manteau, seul le feu de cheminée rythme ce film en direct live et en HD…

Forcé qu’entre Québec et Montréal, début Mars, on ait cette météo ou ces panoramas là… Mais pas si forcé qu’en bon touriste en quête de certification, je voudrais qu’on me prive de çà !

Revenons à Barjavel, et à ses prédictions où il continue :  » … Chacun travaille pour tous, et tous travaillent pour chacun sur ou sous un sol dépourvu de pittoresque. Plus d’orage, plus de cascades, plus de montagnes altières, plus de coteaux modérés. La plaine partout. Le soleil toujours. …”

Même si de manière utopique, et de manière très globale, l’égalité ou l’amoindrissement des différences seraient sans doute une des solutions de notre monde ! N’oublions pas Nos différences, ces même différences qui nous emmènent, nous ont emmené et nous emmèneront … là où elles ne cesseront de se marquer et de nous démarquer encore ! Les trésors de notre monde sont faits de nos différences : pays, climat, croyance, coutume, environnement, enseignement, droits, besoins, envies… c’est ce qui nous construit ! c’est ce qu’on est…

Autant que j’aime le fantastique, autant que j’aime à découvrir les anticipations de nos auteurs, autant que çà m’interpelle, autant que çà peut nous ressembler, je me demande si nous, sus nommé, pays développé, nous n’allons pas trop vite… Faut-il aujourd’hui attraper le temps, pour ne pas avoir à le rattraper un jour… Pour ma part, je tente d attraper tout ce que je peux… en image, en souvenirs et en partage… de différences.

Je vous laisse, j ai cru voir passer un caribou !

« le bonheur est un voyage, pas une destination »